En cet après-midi de janvier, Aster (un prénom d’emprunt) et ses amies se sont toutes réfugiées à l’intérieur d’un centre de prévention contre le sida, situé au nord d’Addis-Abeba. Cela fait cinq mois qu’Aster a quitté l’Amhara, sa région natale. La nuit, la jeune travailleuse du sexe arpente les rues du quartier à la recherche de clients. Le jour, elle se repose dans la structure, gérée par l’ONG éthiopienne Ishdo.

Le centre d’accueil, ouvert en décembre 2024, accueille sept jours sur sept des dizaines de travailleuses du sexe. En un an, plus de 1 200 d’entre elles ont pu accéder à un test de dépistage du VIH et plus de 30 000 préservatifs ont été distribués, détaille Hiwot Mekonnen, infirmière en cheffe de la structure.

Pourtant, le centre se débat déjà pour survivre. En novembre et décembre 2025, ni les tests de dépistage du sida ni les séances de prévention n’ont pu être menés, faute de moyens. La distribution de préservatifs a aussi été limitée. En cause : l’arrêt, lors du retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier 2025, de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), principal bailleur d’Onusida, le programme commun des Nations unies sur le sida, qui finance l’ensemble des centres d’accueil éthiopiens.

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