Triangulaire, quadrangulaire, quinquangulaire ? Oubliez les multiples scénarios et configurations possibles pour le second tour des élections municipales à Paris : « Le seul duel en mars, c’est Rachida Dati contre Emmanuel Grégoire », soit la candidate Les Républicains (LR) contre celui du Parti socialiste (PS) et de l’union de la gauche. Du moins, c’est ce qu’a asséné Valérie Pécresse durant tout le week-end, répétant à l’envi que « la division [était] un piège à cons » jusqu’au point d’orgue d’une grande réunion militante de la fédération LR de Paris, dimanche 18 janvier, à la Maison de la Mutualité.
La présidente LR de la région Ile-de-France n’était pas la seule à insister lourdement sur ce point lors de cet événement qui avait des allures de meeting pour Rachida Dati sans en dire le nom. Au-delà de la droite, c’est même la seule zone de convergence entre la candidate LR et son adversaire socialiste : tous deux veulent imposer l’idée que le match se jouera entre eux et entre eux seuls, chacun craignant de se voir grignoter des parts de marché électoral par les « petits » candidats.