Le Grinch, pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, va être convoyé vers le port de Marseille-Fos, a-t-on appris, vendredi janvier, de source proche du dossier. Il devrait arriver samedi matin au port de Marseille-Fos, doté d’un terminal pétrolier situé à Fos-sur-Mer, selon cette même source. Il s’agit du troisième port pétrolier d’Europe.
Ce pétrolier, « sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon », a été intercepté « avec le concours de plusieurs de nos alliés », dont le Royaume-Uni, avait annoncé jeudi sur X Emmanuel Macron.
Ce pétrolier a été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, située entre l’Espagne et l’Afrique du Nord. L’opération s’est déroulée jeudi matin à bord du pétrolier en provenance de Mourmansk, port arctique de la mer de Barents. Cet arraisonnement a donné lieu à « un signalement au procureur de [la République de] Marseille » et à l’ouverture d’une enquête, selon la préfecture maritime de Méditerranée.
Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni, mais sous le nom de Carl sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué l’arraisonnement. « Merci à la France. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie », a-t-il réagi sur X.
Jeudi, la Russie a déclaré ne pas avoir été notifiée par les autorités françaises de cette saisie, rapporte l’agence de presse TASS. Le consulat de Russie à Marseille tente de vérifier si des ressortissants russes sont au nombre des membres d’équipage, selon l’agence, qui cite l’ambassade de ?Russie en France.
Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Pushpa, ou Boracay, à la fin de septembre 2025. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné à la fin de septembre par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.
Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme russe font l’objet de sanctions de l’Union européenne.