A Montrouge, Arnaud Schvartz entretient la flamme du Papier d’Arménie

Arnaud Schvartz a grandi le nez baignant dans une odeur familière, chaude, résineuse, balsamique. Le Papier d’Arménie brûlait à la maison pour purifier l’air comme on entrouvre une fenêtre. Pendant longtemps, ce parfum discret n’était rien de plus qu’un élément du décor. Progressivement, il est devenu une passion, et puis bientôt une mission. « J’ai compris assez tardivement que ce parfum faisait partie de moi, même si je ne l’admettais pas encore », confie-t-il.

En septembre 2024, ce quinquagénaire passé par les directions financières de grands groupes (General Electric, Barclays) est devenu le propriétaire de l’entreprise familiale, qui produit l’un des plus anciens parfums d’intérieur encore fabriqués en France. L’objet de toutes ses attentions : un petit carnet coloré contenant 36 languettes de papier brun parfumé.

La légende fondatrice remonte à la fin du XIX? siècle. Auguste Ponsot, pharmacien français, voyage en Arménie et découvre un rituel ancestral : on y fait brûler dans un encensoir une résine odorante issue du benjoin pour purifier l’air de la maison et éloigner les maladies. Séduit par cette pratique, il en rapporte l’idée à Paris.

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