« Quand j’étais petit, j’aimais bien les tractopelles et les camions. Je voyais passer les ripeurs [synonyme d’éboueurs] dans la rue le matin, je leur disais bonjour. Aujourd’hui, j’en connais un hyper sympa. Chaque fois que je le vois, on se checke, on parle un peu. Je lui ai dit que je voudrais faire ce métier. Il m’a donné une adresse où j’ai candidaté, mais, pour l’instant, je n’ai pas de réponse. Ripeur, c’est bien payé. Tu peux dépasser les 2 000 euros par mois. Et puis t’es toujours dehors, et, moi, j’aime bien être à l’extérieur. J’adore la nature et les animaux, n’importe lesquels. J’aime aussi l’escalade. Je vais grimper dans une salle à côté du village, dès que je peux.

J’ai grandi dans un village d’enfants SOS, à Sainte-Luce-sur-Loire [Loire-Atlantique], avec mes sœurs et mon frère. C’est un lieu de placement pour les jeunes de 1 à 21 ans, qu’on accueille avec leur fratrie. Je suis arrivé quand j’avais 3 ans et j’y vis toujours. Avant ça, on était placés en famille d’accueil : moi, j’étais avec ma sœur Zina, les aînés Bryan et Nadia ensemble. On a tous deux ans d’écart. Moi, je suis le plus petit, mon frère Bryan est le plus grand. On a grandi dans le pavillon 8, chacun avait sa chambre. Et puis les aînés sont partis. Ils ont 24 et 22 ans. Aujourd’hui, il reste Zina, qui a 20 ans, mais elle est en formation dans la police nationale, donc elle ne rentre que le week-end. Il n’y a plus que des gosses avec moi. Un éducateur vit là à tour de rôle avec une assistante familiale, ils ont leur chambre et s’occupent de nous, trois semaines l’un, deux semaines l’autre. Quasiment comme des parents, sauf qu’on n’est pas leur famille.

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