Créer de nouveaux produits, optimiser ses revenus, coller au plus près à la demande de la clientèle n’est pas l’apanage de l’industrie, c’est également la boussole des établissements d’enseignement supérieur. Ecoles de management et d’ingénieurs ne cessent d’inventer des formations pour gagner de nouvelles parts sur un marché de plus en plus concurrentiel. Parallèlement au « programme grande école » (PGE) accessible sur concours, des masters, masters spécialisés, masters of science (MSc) naissent à chaque rentrée. Ils sont devenus l’un des piliers de l’offre pédagogique des écoles et aussi l’avenir de leur équilibre économique, alors que le soutien financier de l’Etat s’étiole.

La sénatrice du Doubs, Annick Jacquemet (Union des démocrates et indépendants), soulignait, en mars 2024, dans une question au gouvernement, que la subvention moyenne par étudiant pour charges de service public versée aux établissements d’enseignement supérieur privés d’intérêt général (Eespig) avait été divisée par deux depuis 2010. En réponse, l’exécutif a rappelé son soutien financier aux écoles publiques, dont les subventions de l’Etat représentent en moyenne « plus de 80 % des ressources », selon le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace (Mesre). Quant aux Eespig, ils « disposent d’une autonomie de gestion importante », poursuit le Mesre. En clair, les écoles privées doivent augmenter le montant des droits d’inscription ou trouver d’autres rentrées d’argent. Il n’y aura pas de nouveau coup de pouce de l’Etat, qui a doté les établissements sous contrat de 77 millions d’euros en 2023.

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