La surprise n’en est pas vraiment une, tant le faible nombre (sept) de quotas olympiques alloués à l’équipe de France masculine de ski alpin nécessitait de faire des choix radicaux. Et donc, de faire des déçus. Alexis Pinturault est de ceux-là. Le skieur de Courchevel (Savoie) a appris officiellement, lundi 26 janvier, qu’il n’était pas retenu pour les Jeux (JO) de Milan-Cortina d’Ampezzo (du 6 au 22 février).

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a publié sa troisième et dernière liste des athlètes sélectionnés pour les JO. Quelque 160 sportifs tricolores doivent défendre les couleurs de la France lors de la quinzaine en Italie, il s’agit de la plus grosse délégation bleue de l’histoire.

Plus grand palmarès du ski alpin français avec Jean-Claude Killy, Alexis Pinturault rêvait à 34 ans d’une ultime participation aux Jeux après deux hivers plombés par de graves blessures. Le skieur aux 34 victoires en Coupe du monde, trois podiums olympiques et trois titres mondiaux, en manque de gros résultats cet hiver, n’a pas été retenu parmi les sept hommes sélectionnés en ski alpin, parmi lesquels le champion olympique du slalom, Clément Noël, et la révélation de l’hiver, Paco Rassat.

Alexis Pinturault avait décidé cette saison d’abandonner les épreuves de vitesse pour se concentrer sur le géant, en espérant une qualification olympique, mais les résultats obtenus cet hiver (trois top 15, cinq top 20 en six courses de Coupe du monde) n’auront pas été suffisants.

« J’avais utilisé les mots “course contre la montre”, je n’ai pas parlé de “préparation” dans l’objectif des Jeux olympiques. J’étais lucide sur le fait qu’il y a énormément de choses à reconstruire dans un temps qui est très court », affirmait-il au début de janvier, rappelant alors qu’il n’escomptait aucun « passe-droit ».

Les responsables français du ski alpin ont également sélectionné Nils Allègre, Nils Alphand et Maxence Muzaton – troisième de la descente à Kitzbühel (Autriche) ce week-end – ainsi que Léo Anguenot (slalom géant) et Steven Amiez. De quoi aligner trois duos pour le combiné par équipes, qui associe un spécialiste de la vitesse et un spécialiste de la technique. Une épreuve dans laquelle Alexis Pinturault a glané ses plus belles médailles mondiales et olympiques. Le Savoyard ne s’est pas encore exprimé sur la suite qu’il donnait entendre à sa carrière.

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