S’il fallait une preuve que quelque chose bouge en philosophie, au-delà de sa réappropriation par l’industrie du développement personnel, Sur les traces du temps, l’essai de Christophe Bouton, professeur à l’université Bordeaux-Montaigne, en serait un signal éclatant et prometteur.

Cette enquête témoigne en effet du succès et de la fécondité d’une greffe, en cours depuis quelques années, entre les deux principaux courants de la pensée occidentale : la tendance « continentale », plus orientée vers la métaphysique et l’histoire, et la démarche « analytique » anglo-saxonne, qui se focalise sur le langage et l’argument.

Le travail que Christophe Bouton mène depuis longtemps autour du temps en réalise une sorte de confluence et semble, dans la foulée, renforcer l’« école » française qui la pratique, dans laquelle on pourrait situer la démarche d’autres contemporains, comme Claude Romano, éditeur de l’ouvrage, ou Isabelle Thomas-Fogiel. Tous ont cette caractéristique de renouveler l’étude des objets philosophiques traditionnels tels que le sujet ou la liberté, et, ici, le temps, en puisant à toutes les sources géographiques.

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