Carlos Alcaraz a de nouveau montré, vendredi 30 janvier, ce qui fait de lui le numéro mondial : son mental exceptionnel. En demi-finales de l’Open d’Australie, le tennisman espagnol a été pris de crampes, à la fin de la troisième manche. Mais il a trouvé les ressources pour s’imposer en cinq sets (6-4, 7-6 [7/5], 6-7 [3/7], 6-7 [4/7], 7-5) et 5 h 28 de jeu, face à l’Allemand Alexander Zverev (3e mondial).

Sans cette gêne physique, « Carlitos » aurait sans doute remporté la rencontre bien plus tôt : menant deux sets à rien, il a été à deux jeux de conclure le match dans la troisième manche. Mais, à la suite d’un sprint pour rattraper une amortie de son adversaire, il a dû faire appel au soigneur. Après un long massage à la cuisse, le natif de Murcie, grimaçant, a pu reprendre la partie, sans toutefois avoir retrouvé toute sa mobilité.

Carlos Alcaraz n’a toutefois pas renoncé. S’appuyant sur son service, il s’est accroché, tentant le tout pour le tout à chaque retour de service, cherchant à écourter le face-à-face dès qu’il le pouvait. Il s’est battu courageusement dans un duel qui a ressemblé par moments à un match sur gazon tant les échanges étaient brefs.

Solide mais sans génie, Alexander Zverev a cherché à faire courir son adversaire, notamment en multipliant les amorties. L’Allemand, qui est un puncheur, n’est pas le meilleur du circuit dans ce registre. Commentant beaucoup d’erreurs en première balle et à la volée, il a fini par craquer mentalement.

Breaké d’entrée dans la dernière manche, l’Espagnol a eu de nombreuses occasions pour égaliser. Carlos Alcaraz a obtenu une balle de débreak à 2-1. Une autre à 3-2, deux autres à 4-3, mais, chaque fois, il a forcé ses coups et commis des fautes inhabituelles.

Alors que la messe semblait dite, Alcaraz, soudain plus mobile, a aligné quatre jeux de suite, pour s’imposer finalement par 7-5 dans une dernière manche irrespirable. Tétanisé par l’enjeu, en panne au service, son rival du jour s’est effondré. Revenu de nulle part, le numéro un mondial pouvait serrer le poing et se laisser glisser au sol, comme s’il avait remporté le tournoi.

Carlos Alcaraz, qui s’est séparé récemment de son entraîneur historique, Juan Carlos Ferrero, aura l’occasion dimanche de devenir, s’il remporte la finale, le plus jeune homme à s’offrir les quatre tournois du Grand Chelem en carrière. L’Open d’Australie est l’objectif prioritaire de sa saison, le seul Majeur qui manque à son palmarès.

Il retrouvera Novak Djokovic ou Jannik Sinner au prochain tour. L’Italien, double tenant du titre à Melbourne, demeure le favori pour le sacre. Le Serbe, lui, n’a plus disputé la finale d’un Majeur depuis sa victoire à l’US Open en 2023.

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