Vêtues de noir et de tee-shirts maculés de peinture rouge, des dizaines de personnes se sont rassemblées, mardi 27 janvier à 13 heures, sur le parvis en pierre de la mairie de Volta Redonda, municipalité de 280 000 habitants située dans le sud-ouest de l’Etat de Rio de Janeiro. Malgré les nuages gris qui annoncent un déluge imminent, elles tenaient à exprimer leur sidération face à la tentative d’assassinat, quelques jours plus tôt, de Daiane Menezes. Le 21 janvier, cette jeune femme de 36 ans a été criblée de balles par son ancien conjoint, un policier, alors qu’elle se rendait chez lui pour récupérer leurs deux enfants. Grièvement blessée, elle a été opérée en urgence et demeure hospitalisée en soins intensifs.

D’après les données du ministère de la justice et de la sécurité publique, publiées le 20 janvier, ces tragédies se multiplient au Brésil. Alors que le nombre total d’homicides recule dans le pays, les féminicides ont, à l’inverse, pratiquement triplé depuis la reconnaissance de ce crime, en 2015 : le nombre de femmes tuées est passé de 535 à un niveau record de 1 470 en 2025, soit une moyenne de quatre féminicides par jour.

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