Se marier en « Birk » ? L’idée est surprenante, en convient volontiers l’Américaine Danielle Frankel Hirsch. La créatrice de robes de mariée, qui s’est imposée en quelques années comme l’une des figures les plus influentes du renouveau du vestiaire nuptial, dévoile sa première collaboration avec la marque allemande de chaussures. Aux Etats-Unis, la réputation de la styliste n’est plus à faire : elle a habillé des figures de la pop culture, comme Zoë Kravitz et Charli XCX, en renouvelant – loin de tout idéalisme – les codes de l’imaginaire lié à ce vêtement si particulier.
Fondée en 2017 à New York, la maison Danielle Frankel privilégie une production locale, au sein du Garment District, centre de la mode à Manhattan. La créatrice sélectionne satin, organza, mousseline, tulle ou crochet de perles, qu’elle travaille en superposition ou en transparence, révélant souvent le dessous des cartes, à savoir la structure même du vêtement. Forte d’une première boutique à succès à Melrose Place, quartier huppé de Los Angeles, elle s’apprête à ouvrir cette année un second salon, à New York, en plein cœur de Tribeca.
Dans le cadre d’une petite collection élaborée par l’entité 1774 de Birkenstock – un laboratoire créatif qui développe toutes les collaborations à Paris –, Danielle Frankel Hirsch s’est attelée à revisiter plusieurs modèles de mules emblématiques à l’aide de matériaux précieux. Une manière de marier son esthétique couture et poétique à l’héritage fonctionnel du fabricant allemand. Et de franchir une nouvelle étape dans l’histoire du retournement culturel des sandales d’outre-Rhin.