Jamais, depuis le début des années 1980, aussi peu d’hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers (les ENAF) n’auront été consommés en Ile-de-France : 554 hectares en moyenne par an entre 2021 et 2025. Le chiffre est historiquement bas, atteste une note de l’Institut Paris Region (IPR), l’agence d’urbanisme et d’environnement francilienne, publiée le jeudi 29 janvier. C’est 34 % de moins que la période 2017-2021.

Si on rapporte ces chiffres à la décennie 2012-2021, soit peu ou prou la période de référence fixée par la loi Climat et résilience (2021), qui vise le zéro artificialisation nette (ZAN) d’ici à 2050, la baisse est de 28 %. Et même de 39 %, en retirant les projets d’envergure nationale (la liaison Roissy-Picardie, le métro du Grand Paris, les prisons…). Avec cette dynamique, l’Ile-de-France « s’ancre dans sa trajectoire ZAN », titrent les auteurs de l’étude, les urbanistes Jean Bénet et Damien Delaville, et la directrice du département Data à l’IPR, Laurie Gobled. La région ayant fait le choix, comme la loi le lui permet, d’inscrire une trajectoire qui lui est propre dans son nouveau document de planification, le Sdrif-E, adopté en 2025.

Ce premier grand enseignement est issu du dernier millésime du mode d’occupation du sol, le MOS, un outil unique dont la région capitale est la seule dotée. Depuis 1982, l’agence d’urbanisme prend tous les quatre ans une photo ? celle-ci date du printemps 2025 ? qui documente la manière dont est utilisé l’espace francilien. La parcelle est-elle boisée, urbanisée, en friche, des logements y sont-ils construits, de quel type, est-elle traversée par le train, une autoroute ?

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