« Avant, je me fichais de faire des fautes dans un texto. Maintenant, je me relis de peur que ça circule »

La veille de sa venue à Davos, Donald Trump a publié sur son compte Truth Social des captures d’écran de messages envoyés par Emmanuel Macron et le patron de l’OTAN, Mark Rutte. « Le goût du président américain pour les captures d’écran de SMS reçus de présidents ou de premiers ministres, au lieu de comptes rendus de leurs conversations, offre un formidable aperçu de la manière dont les acteurs influents cherchent à courtiser Trump », écrit le site Politico. Le texto du chef de l’Etat français à son homologue américain était rédigé selon les règles diplomatiques : courtoisie, ce qu’il faut de compliments, jalons pour de futures rencontres (la seule vraie question, c’est de savoir qui se charge de réaliser les captures d’écran pour Trump, dont la dextérité numérique se résume à taper en majuscules).

Le partage en image d’échanges écrits n’est pas tout à fait une nouveauté. Les professionnels de la communication l’ont déjà intégré à leur boîte à outils, et leurs clients prennent depuis longtemps leurs précautions – voire jouent ou déjouent ces fameux screenshots. On ne serait pas surpris d’apprendre que la ponctuation du message du locataire de l’Elysée ait été sciemment massacrée, un peu comme on laisse des bouts de peaux de pomme de terre sur les frites surgelées pour laisser croire à du « fait maison ».

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