« Made in Europe » : « Le bras de fer politique qui se joue à Bruxelles a incité Stéphane Séjourné à faire étalage de ses troupes : les industriels européens »

« Le pape, combien de divisions ? » La boutade de Joseph Staline n’a rien perdu de sa pertinence. Le bras de fer politique qui se joue à Bruxelles sur le thème de la préférence européenne a ainsi incité Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne, à faire étalage de ses troupes : les industriels européens.

C’est assez rare pour être signalé, le commissaire français chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle a publié, dimanche 1er février, avec 1 141 dirigeants d’entreprise et représentants de fédérations professionnelles français, espagnols, belges ou encore tchèques, une tribune dans Les Echos, Handelsblatt, El Mundo et Corriere della Sera.

« Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques, plaide ce texte, elle repose sur un principe très simple : chaque fois que l’argent public européen est utilisé, celui-ci doit contribuer à la production et aux emplois européens. » Et de préciser : « Qu’il s’agisse d’un marché public, d’une aide d’Etat ou de toute autre forme de soutien financier, l’entreprise bénéficiaire devra produire une partie substantielle de sa production sur le sol européen. » Une logique qui doit « s’appliquer également aux investissements directs étrangers ».

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