On connaît la botte en caoutchouc (rubber, son petit nom anglais) à l’étanchéité tout-terrain, parfaite pour affronter la boue des festivals de musique pluvieux ; sa version campagnarde, compagne idéale au potager ou lors de balades au vert ; et sa cousine citadine, basse et portée avec la bonne panoplie –?jean assez large pour la recouvrir, imperméable kaki, pull en maille uni.

Mais la botte de pluie en a-t-elle assez sous la semelle pour s’aventurer en altitude ? Si ses premiers pas ont probablement eu lieu dès le milieu du XIXe?siècle chez les pêcheurs de l’île de Terre-Neuve, au large du Canada, il a fallu attendre la fin de la première guerre mondiale pour qu’elle intègre le vestiaire montagnard. Peu pratique pour les longues randonnées, elle s’avère pourtant chaude et relativement confortable.

C’est là que le style et les marques spécialisées entrent en jeu. Les puristes ne jurent que par Hunter, label écossais fondé en 1856 dont le modèle Original Wellington, apparu en 1955 et reconnaissable à sa boucle de serrage sur le côté du mollet, devenu un classique.

En France, c’est chez la marque Aigle que la botte en caoutchouc s’est déployée au fil du XXe siècle. Cette saison, le modèle haut vert et noir à semelle crantée Cottage s’impose – une version rouge et brun, fruit d’une collaboration avec Rouje, est aussi disponible.

Dr.?Martens, de son côté, lance cet automne la 1460 Rain, sa première bottine entièrement imperméable. Avec sa hauteur à mi-mollet, son cou-de-pied signature, elle se décline en noir, kaki, jaune ou lilas.

Chez Superga, griffe experte en la matière, la Rubber Boot revient elle aussi aux origines. Lancée en 1925, elle se distingue par sa semelle Alpina, épaisse, crantée et initialement mise au point pour assurer adhérence et stabilité en montagne. Celle-ci habille désormais toutes les bottes en caoutchouc de la marque italienne.

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