Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, a fait part, dans une interview diffusée mercredi 4 février, de ses regrets d’avoir fréquenté le criminel sexuel Jeffrey Epstein, mais il assure n’avoir rien à se reprocher.

Un brouillon de courrier électronique de Jeffrey Epstein, diffusé le 30 janvier par le ministère de la justice américain dans la masse de documents provenant de cette tentaculaire affaire, évoque des relations extraconjugales de Bill Gates. Dans ce message, qui ne semble pas avoir été envoyé, Jeffrey Epstein se targuait notamment d’avoir aidé « Bill » à se procurer des médicaments pour « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ».

Bill Gates a démenti les allégations contenues dans ce brouillon de courrier électronique dans une interview à la chaîne australienne 9 News, comme l’avait déjà fait la Fondation Gates la semaine dernière, dénonçant « des accusations absolument absurdes provenant d’un menteur patenté ».

« Ce courrier électronique n’a jamais été envoyé et il était faux, donc je ne sais pas ce qu’il pensait en faire », a déclaré le milliardaire. « Je regrette chaque minute que j’ai passée avec lui, je regrette et je m’en excuse », a-t-il dit, estimant « faire partie des nombreuses personnes qui regrettent l’avoir jamais rencontré ».

Interrogée par la radiotélévision publique américaine NPR sur les dernières révélations autour de l’affaire Epstein, l’ex-épouse de Bill Gates, Melinda French Gates, avait affirmé, mardi, qu’il appartenait à son ancien mari et à d’autres de s’expliquer. « Ces questions sont pour ces gens et même pour mon ex-mari, ce sont eux qui doivent y répondre, pas moi », a-t-elle dit avant d’ajouter : « Je suis si contente de m’être éloignée de toute cette boue », confirmant le rôle joué dans son divorce, en 2021, par la relation passée entre Bill Gates et le criminel sexuel, mort en prison en 2019.

Bill Gates a affirmé n’avoir fréquenté Jeffrey Epstein que lors de dîners mais ne s’être jamais rendu sur son île, ni avoir « rencontré des femmes » par son entremise. « Plus les informations sortiront, plus il apparaîtra que bien que cette période ait été une erreur, cela n’avait rien à voir avec ce type de comportement », a-t-il ajouté.

Les « plus de trois millions de pages » de documents publiées le 30 janvier ne contiennent pas d’élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait d’emblée prévenu le numéro deux du ministère de la justice américain, Todd Blanche.

La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais ces documents montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l’existence de tels rapports.

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