Un jour de deuil et de colère, prévisible et redouté. Ainsi a été vécu ce mercredi 4 février au sein de la rédaction du Washington Post, déjà traumatisée par une crise interne, éditoriale et économique, depuis plusieurs années. Dans la matinée, au cours d’une réunion en ligne, le directeur exécutif, Matt Murray, a annoncé un plan de licenciements massif, touchant tous les services. L’entreprise, qui appartient à Jeff Bezos, le patron du groupe Amazon, va se séparer d’environ un tiers de ses employés, et notamment de 300 journalistes sur un total de 800. Ces mesures drastiques sont censées répondre aux pertes financières qui s’accumulent depuis 2023.

Selon le syndicat Washington Post Guild, les effectifs avaient déjà été réduits de 400 membres au cours des trois dernières années. « On ne peut pas vider une rédaction de sa substance sans conséquences sur sa crédibilité, son influence et son avenir », a dénoncé l’organisation. Cette fois, ce sont des pans entiers du journal qui seront décimés : l’information locale, les sports, le service livres et la couverture internationale, avec la fermeture de postes pourtant emblématiques, comme à Jérusalem ou à Kiev. « Renvoyée du Washington Post, en compagnie de toute la brochette des correspondants au Moyen-Orient et nos éditeurs, confirmait sur X la correspondante au Caire, Claire Parker. Difficile de comprendre la logique. » Un euphémisme.

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