Le député socialiste Jérôme Guedj, 54 ans, a annoncé, jeudi 5 février, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, hors primaire de la « gauche unitaire », afin de « porter la voix d’une gauche républicaine, la voix d’une gauche européenne, la voix d’une gauche universaliste, laïque, d’une gauche sociale, écologiste ». « Je suis le candidat pour porter d’abord cette question des valeurs : on ne transige pas avec la République, on ne transige pas avec la laïcité, avec l’universalisme, on est intransigeant sur les questions de lutte contre le racisme, de lutte contre l’antisémitisme », a-t-il développé sur France Inter.
Souhaitant incarner « le courage de la nuance », Jérôme Guedj a critiqué la primaire « très baroque » que le Parti socialiste (PS) et les Ecologistes comptent organiser en octobre. « Quelle est l’orientation programmatique ? Quelle est la clarté dans les valeurs ? », a interrogé cet ancien tenant de l’aile gauche du PS, membre des « frondeurs » qui avaient grandement compliqué le quinquennat de François Hollande (2012-2017), mais qui a été ces derniers mois partisan du compromis avec Sébastien Lecornu sur le budget.
Il a rappelé sa détermination à ne pas « discuter avec La France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon, se refusant à « brutaliser le débat public ». « On crève de l’ambiguïté », a-t-il estimé.
Interrogé sur la proximité de ce point de vue avec Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj a assuré ne pas être en concurrence. « Je souhaite que nous travaillions tous ensemble », a-t-il argumenté, plaidant pour « un cadre collectif » afin de permettre à la gauche d’avoir sa place au second tour en 2027. Il a justifié son annonce de candidature afin d’« accélérer à la fois le travail programmatique et le travail stratégique ».
Député de l’Essonne, Jérôme Guedj a été très longtemps très proche de Jean-Luc Mélenchon, avant leur rupture devant les hésitations de son mentor à qualifier de « terroriste » l’attaque du 7-Octobre 2023 du mouvement terroriste Hamas contre Israël.
Les participants à cette primaire – à laquelle ni Raphaël Glucksmann (Place publique), ni Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI), ni le Parti communiste français (PCF) ne participeront – ont annoncé à la fin de janvier qu’elle se tiendrait le 11 octobre.