C’est un décor de conte de fées. Un fond de vallée surplombé par des sommets majestueux révélant, comme un trésor, un lac aux reflets turquoise. Les biathlètes interrogés sur la piste d’Antholz-Anterselva, qu’ils parcourront au fil des 11 courses programmées lors des Jeux olympiques (JO) d’hiver de Milan-Cortina d’Ampezzo (Italie), évoquent d’abord son panorama avec l’emphase de promoteurs touristiques. « C’est le plus beau paysage et il y a souvent un super temps », observe Stéphane Bouthiaux, le directeur des équipes de France. « J’apprécie le site. C’est un endroit magnifique », confirme Lou Jeanmonnot, qui aime aussi arpenter la zone, skis de randonnée aux pieds.

L’« Anterselva Biathlon Arena », ainsi dénommée le temps des JO, n’a pourtant rien d’enchanteur. « Antholz, ça te lamine sans aucune pitié si tu n’as pas les ressources », lance Justine Braisaz-Bouchet. Un parcours éreintant qui, lorsque le cœur s’emballe, peut transformer le rêve de victoire en chemin de croix.

Le lieu porte son altitude comme un label : 1 600 mètres. Le stade le plus élevé des étapes de Coupe du monde de biathlon. A une telle hauteur, l’oxygène vient vite à manquer à mesure que la course se durcit. L’addition des boucles de ski de fond à forte consommation d’énergie et des pauses face aux cibles – qui requièrent un sang-froid et un calme absolus – aboutit ici à une équation complexe.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario