Pour accéder à la villa de Mika, 16 kilomètres au sud-est de Florence, il faut traverser un paysage de fable – montagnettes mouchetées de cyprès et d’oliviers, routes cahoteuses, installations électriques aléatoires, propriétés semi-abandonnées. On sonne à l’Interphone. Une voix de femme nous accueille chaleureusement, dans un italien trempé d’accent roumain. Passé le portail sans prétention, nous voilà nez à nez – ou plutôt nez à groin – avec deux cochons ailés, peints sur une pancarte en bois. « Pigs can fly » (« les cochons peuvent voler »), lit-on au-dessus des deux animaux. Aurait-on, par mégarde, abusé d’un champignon en chemin ? Renseignement pris, l’écriteau fait référence à l’expression « when pigs fly » (« quand les cochons voleront »), équivalent british de notre « quand les poules auront des dents ». Comprendre : à l’impossible, cette vedette-là est tenue.

Il est vrai que Mika, dans un circuit pop de plus en plus balisé, ne fait rien comme tout le monde. A rebours des logiques marketing, sa tournée mondiale, qui passe le lundi 16 février par l’Accor Arena, à Paris, a été annoncée bien avant la sortie, fin janvier, de son septième album, Hyperlove. Lequel se confronte à ce que la plupart de ses pareils fuient comme la peste : la politique, sujet casse-gueule par excellence, où il y a tant à perdre, et si peu à gagner.

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