Les convulsions du gouvernement britannique liées à l’affaire Epstein ont un peu occulté les conséquences pour la famille royale britannique, de la publication de millions de documents liés au criminel sexuel par le ministère américain de la justice le 30 janvier.

Si le premier ministre travailliste, Keir Starmer, est sérieusement affaibli, ses députés ne lui pardonnant pas la nomination comme ambassadeur à Washington de Peter Mandelson, un ami proche de Jeffrey Epstein, le roi Charles III doit quant à lui composer avec la police qui a annoncé examiner des plaintes portant sur le comportement de son frère, Andrew, 65 ans, ex-prince en disgrâce, dont l’amitié prolongée avec le criminel sexuel américain, mort en prison à New York en 2019, menace toujours autant la réputation des Windsor.

« Le roi a fait clairement savoir, par ses paroles et des actes sans précédent, sa profonde préoccupation par rapport aux allégations [récemment] révélées sur la conduite de M. Mountbatten-Windsor », a déclaré un porte-parole de Buckingham Palace le 9 février. « Bien qu’il appartienne à M. Mountbatten-Windsor de répondre aux accusations en question, si la police de Thames Valley nous contacte, nous sommes prêts à lui apporter notre soutien », a-t-il ajouté. La police de Thames Valley, compétente pour la ville de Windsor, a confirmé, ce même jour, avoir reçu une plainte du mouvement antimonarchiste Republic, réclamant qu’une enquête soit menée sur l’ex-prince pour « mauvaise conduite dans un rôle public ». Le fils préféré d’Elizabeth II aurait partagé des documents confidentiels avec M. Epstein, quand il était envoyé spécial du gouvernement pour le commerce (entre 2001 et 2011).

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