Il ne sera pas médaillé olympique en skeleton à Cortina, mais pourrait prétendre à l’or, si les stratégies de communication étaient une discipline olympique. Depuis lundi, l’athlète ukrainien Vladyslav Heraskevytch a ramené sur le devant de la scène olympique la guerre qui oppose son pays à la Russie depuis quatre ans.

Le sujet empoisonne même les Jeux de Milan-Cortina 2026 depuis que ce sportif, quatrième aux derniers championnats du monde dans sa discipline, est arrivé à l’entraînement avec un casque gris arborant les portraits d’une dizaine d’athlètes de son pays tués depuis le début de l’invasion russe. Sa manière de rendre hommage à des camarades sportifs qu’il connaissait ou non, mais aussi d’éviter que cette guerre, qui meurtrit sa terre natale, ne tombe dans l’oubli.

Le CIO lui a signifié, lundi soir, qu’il contrevenait à l’article 50 de la Charte olympique qui bannit toute « propagande politique » sur les sites olympiques. Mais ce rappel à l’ordre n’a pas empêché Vladyslav Heraskevytch de s’entraîner avec le casque, mardi et mercredi, affichant sur X « c’est le prix de notre dignité ».

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