En septembre, Aude Franjou créait l’événement avec sa prise symbolique de la Bastille, à l’occasion de la Paris Design Week. Dans son installation, Les Coraux de la liberté, cette artiste textile à la notoriété jusque-là confidentielle, représentée par la galerie Maison parisienne, déployait une tentaculaire sculpture en fibre de lin, agrippée aux parois intérieures de la colonne de Juillet, tel un récif corallien évoluant du blanc au rouge flamboyant à mesure de son élévation.
Originaire de Seine-et-Marne – où elle vit et travaille encore aujourd’hui, à Nemours, dans une maison ayant appartenu à une branche de la famille Chopin –, Aude Franjou, 51 ans, a toujours vécu près de la forêt. Enfant, elle y observe les interstices des rochers en grès, les sinuosités de la mousse et du sable blanc des chemins. Parallèlement, sa grand-mère l’initie au crochet et à la broderie.