Dites-le avec des radis roses. Pour la Saint-Valentin, samedi 14 février, cette couleur dégouline dans les vitrines. Mais vous pouvez aussi la retrouver sur les étals des marchés ou au rayon fruits et légumes des supermarchés. Et ce, toute l’année. Pour la Saint-Valentin, le radis est une parfaite option pour les radins. D’autant qu’il a une valeur hautement symbolique. L’histoire d’amour entre les Français et le radis rose est, en effet, exclusive. Nulle part ailleurs sur la planète, on ne consomme cette variété allongée et dûment colorée.
Combien de temps durera encore cette spécificité ? Nul ne le sait quand les habitudes alimentaires bougent à la vitesse de déploiement des enseignes de fast-food. Les Français seront-ils volages, succombant au radis rond et rouge, au radis noir, au blue meat, voire au red meat, ou resteront-ils fans de radis rose ? Une question-clé pour les maraîchers.
Aujourd’hui, la production française de radis rose, estimée à 45 864 tonnes, s’étend sur 1 700 hectares, situés dans les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire et en Rhône-Alpes. Une culture de plein champ, protégée l’hiver par des abris non chauffés. Avec ses atouts et ses inconvénients : « Cette plante a un cycle court, donc il n’y a pas de problème de désherbage de la parcelle, mais son arrachage et sa mise en bottes se font à la main », explique Charles Jannin, vice-président de l’Association carottes et radis de France et producteur en pays nantais.