Influencé par les natures mortes de Giorgio Morandi et l’art minimal de Sol LeWitt, le dessinateur Philippe Weisbecker, architecte de formation, poursuit son exploration de la « vie des formes », selon sa grammaire propre. Sur papier ordinaire ancien ou récupéré, jauni, beige, parfois ligné, il retranscrit au trait, souvent à la règle, des objets d’usage, comme mis à plat, simplifiés à l’extrême, pour en révéler la structure, les lignes de force et l’intemporalité. Après le mobilier sobre de la région des Adirondacks, aux Etats-Unis, les camions américains, les jouets et les châteaux d’eau japonais, l’artiste livre une réflexion sur la construction et la beauté de ce qui résiste au temps. Une série de dessins sensibles de bâtiments, dont un grand format de Notre-Dame de Paris dépouillée de tout ornement.

Les collections permanentes du Musée Dobrée sont connues pour abriter le cardiotaphe en or qui accueillit le cœur de la reine Anne de Bretagne (1477-1514). L’institution célèbre, dans cette première exposition temporaire depuis sa réouverture, en 2024, le cœur dans toutes ses dimensions. Des amulettes égyptiennes aux cartes de la Saint-Valentin, en passant par les stéthoscopes du XIXe siècle et les œuvres d’Annette Messager ou de Christian Boltanski, « A cœurs ouverts » déroule un récit passionnant autour de cet organe vital à travers quarante siècles d’art, d’histoire, de science et de culture religieuse ou populaire.

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