Rendez-vous a été donné devant une bâtisse cossue, située en plein centre d’une bourgade bretonne. Audrey Lustrement, généalogiste successorale, y retrouve un notaire, un commissaire-priseur, un artisan, une entreprise de débarras et un cousin héritier des propriétaires pour un inventaire peu commun des biens qu’abrite la demeure. Inoccupée depuis huit ans, celle-ci appartenait à une femme et à son frère, Mme V. et M. V., récemment décédés, elle après lui, sans laisser ni conjoint ni enfant. Le notaire gère leur succession, la généalogiste représente les héritiers absents à chaque étape de son avancée.

Ici, tous savent que les défunts étaient atteints du syndrome de Diogène, qu’ils accumulaient compulsivement quantité d’objets depuis des années. Aucun n’a encore idée du spectacle qui les attend. Audrey Lustrement, en jupe longue léopard, a troqué ses bottes en velours contre une paire adaptée aux chantiers. Elle pénètre la première par la fenêtre, grâce à une échelle – l’entrée a été emmurée à cause de squats.

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