Samedi 28 février, 9 h 40 à Téhéran (7 h 10 à Paris), Samira (prénom d’emprunt) était déjà à son bureau, en ce premier jour de la semaine iranienne, lorsqu’elle a cru à un tremblement de terre. Les vitres ont volé en éclats, le bâtiment a tremblé. Le ministère du renseignement, à quelques centaines de mètres, venait d’être touché par les premières frappes américano-israéliennes. De sa fenêtre, elle a aperçu la traînée de fumée d’un missile et immédiatement appelé sa sœur à l’étranger : « Ecoute, c’est la guerre. Internet va bientôt être coupé. »

Elle a ensuite sauté sur une moto-taxi pour aller chercher son fils de 16 ans au lycée, situé non loin du bureau du Guide suprême, Ali Khamenei, lui aussi frappé dans cette première vague de frappes. « C’était le chaos. Des gens erraient dans les rues, hagards », raconte-t-elle. Les vitres de l’établissement avaient explosé et les élèves, rassemblés dans la cour, scandaient des slogans contre le régime. Samira a récupéré son fils et ils sont rentrés chez eux, dans le centre de Téhéran. Son mari est depuis plongé dans un stress intense et prend des somnifères.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario