Au moment de remplir ses vœux sur Parcoursup, en 2025, Marilou assure « ne pas s’être trop posé de questions ». Là où beaucoup de lycéens hésitent entre universités, IUT, prépas, bachelors ou écoles postbac, cette bonne élève de terminale scientifique au lycée Joffre, à Montpellier, n’a formulé qu’un seul type de vœux : des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). « Je ne voulais surtout pas me spécialiser trop vite », explique la jeune femme, qui a 18 ans aujourd’hui. Admise en prépa économique et commerciale (ECG) dans son établissement, elle découvre depuis cinq mois un rythme soutenu fait de cours intenses, de devoirs surveillés, de journées parfois longues. « [Mais] comme de nombreux jeunes, j’ai besoin de cette exigence et d’être encadrée pour bien travailler, un peu comme au lycée. J’aurais été perdue à l’université… »

Marilou n’est en effet pas seule dans ce cas. Son parcours s’inscrit dans une dynamique plus large voyant les classes préparatoires retrouver quelques couleurs après la crise. A la suite de cinq années de baisse quasi continue des effectifs entre 2018 et 2023, les CPGE avaient en effet enregistré un rebond spectaculaire de 5,5 % en 2024. Les dernières données du service statistique du ministère de l’enseignement supérieur, publiées fin février 2026, font état d’une stabilisation des effectifs sur un palier haut à la rentrée 2025, avec 87 100 étudiants au total (contre plus de 1,6 million à l’université, tous niveaux confondus).

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario