Quand Yohan Rimaud, conservateur de 39 ans, a quitté le Musée des beaux-arts de Besançon pour s’installer à Draguignan (Var), au printemps 2023, ses collègues lui ont demandé ce qu’il « [allait] bien y faire ». Le musée de la ville, fermé pour des travaux de rénovation, abritait quelques œuvres inconnues issues de collections disparates – dont l’armure du comte François de Montmorency (1530-1579), tenue par de la colle Patafix, dans les sous-sols du bâtiment. Le lieu n’attirait pas grand monde : 400 visiteurs par mois.

Mais le maire (sans étiquette) de Draguignan, Richard Strambio, ne supportait pas de voir végéter ce qu’il considère comme des « trésors ». Ce kiné, entré en politique en 2007 en tant qu’adjoint à la culture, est élu maire de la ville pour la première fois en 2014, au second tour, face aux listes de l’Union de la droite et du Front national. Il décide alors de refaire à neuf le musée de la ville. Le cabinet BLP & associés, qui s’est aussi chargé des rénovations du Musée de l’Orangerie et du Musée de l’homme, à Paris, est choisi. Des œuvres sont massivement restaurées, et le Musée de Draguignan devient alors « Musée des beaux-arts ».

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