La guerre ? Quelle guerre ? Un rapide coup d’œil sur les principaux indices boursiers américains ne permet pas de deviner qu’un événement géopolitique majeur vient de se dérouler au Moyen-Orient, menaçant l’une des principales routes commerciales et l’approvisionnement en énergie d’une partie de la planète. Lundi 2 mars, le S&P 500 (+ 0,04 %), le Dow Jones (– 0,15 %) et le Nasdaq (+ 0,36 %) ont affiché une remarquable stabilité, avant de perdre quelques plumes mardi 3 mars (environ – 1 % chacun), loin de la dégringolade des places asiatiques (– 12 % à Séoul, – 4 % à Tokyo mercredi 4 mars), tandis que les Bourses européennes se redressaient légèrement mercredi à l’ouverture, après avoir baissé la veille (+ 0,45 % pour le CAC 40, + 0,65 % pour le Dax allemand).
Est-ce à dire que le marché américain est immunisé contre les effets de la guerre en Iran ou que les investisseurs parient sur un conflit court et relativement indolore ? C’est surtout l’incertitude qui semble prédominer à ce stade. Les indices ont connu de très fortes variations intrajournalières, avec des pertes de 2,5 % à mi-séance, mardi, avec un rattrapage en fin de journée, consécutivement aux annonces de Donald Trump sur la sécurisation du transport maritime dans le détroit d’Ormuz. Le VIX, baptisé « l’indice de la peur », qui mesure la volatilité des marchés, est monté brièvement à 28 points mardi, son plus haut niveau depuis plusieurs mois.