Un bref combat aérien s’est déroulé dans le ciel de Téhéran, mercredi 4 mars au matin. Un chasseur F-35 israélien, qui participait à une vague de bombardement sur la capitale, est remonté au-dessus des nuages, s’écartant d’un chasseur YAK-130 ennemi, à portée de vue du pilote. L’appareil iranien a été abattu rapidement. D’où venait-il ? Israël avait bombardé les pistes des aéroports militaires de Tabriz, de Shiraz et de l’île de Kish dès le premier jour de la guerre, samedi 28 février, les rendant inutilisables et détruisant au passage des avions et des radars. Dimanche 1er mars, à 9 h 15, l’armée israélienne estimait le chemin de la capitale dégagé. Mercredi, elle affirmait avoir la pleine maîtrise du ciel de Téhéran.
Tandis que les forces aériennes américaines concentrent leur puissance de feu sur les provinces occidentales de l’Iran et sur ses lanceurs de missiles, l’Etat hébreu frappe une grande diversité de cibles à travers le pays. Mais son aviation demeure focalisée sur Téhéran, bombardée sans relâche dans le but de briser l’appareil de sécurité intérieure de la République islamique, afin de rendre possible un soulèvement populaire qui renverserait le régime après-guerre.