La guerre a débordé sur l’Azerbaïdjan, jeudi 5 mars, quand deux drones iraniens ont frappé la région du Nakhitchevan, l’exclave azerbaïdjanaise qui jouxte la Turquie, l’Iran et l’Arménie. L’un des drones s’est écrasé sur le terminal de l’aéroport, situé à 10 kilomètres environ de la frontière iranienne, blessant quatre personnes et endommageant des infrastructures, l’autre est tombé près d’une école dans le village de Shakarabad, selon le ministère azerbaïdjanais de la défense. « Ces actes d’agression ne resteront pas sans réponse », dit le communiqué du ministère.

L’incident menace de raviver les tensions entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. La République islamique, qui compte une importante minorité azérie (entre 20 millions et 25 millions de personnes), ne voit pas d’un bon œil les relations étroites que l’Azerbaïdjan (10 millions d’habitants) entretient avec Israël. Il est vrai que l’Azerbaïdjan est un balcon idéal pour surveiller l’Iran voisin. « A travers cette frappe, l’Iran ne visait pas seulement les Azerbaïdjanais mais aussi les Israéliens. Téhéran perçoit en effet l’Azerbaïdjan comme un proxy israélien, quand bien même cela n’est pas dit publiquement », explique Tigran Yégavian, professeur de relations internationales à l’Institut Schiller à Paris.

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