Au sixième jour d’attente vaine, jeudi 5 mars, les nerfs craquent un peu. « Oui ou non, quelqu’un va nous répondre ? », s’écrie un homme passablement échauffé en tambourinant du poing sur le pupitre des hôtesses d’accueil d’une tour de Dubaï située dans le quartier huppé de la Marina, en front de mer. Attroupés à l’entrée du building qui abrite le consulat français, des touristes bloqués aux Emirats arabes unis depuis le 28 février, date du début de l’intervention américano-israélienne en Iran, et des frappes iraniennes en représailles dans toute la région du Moyen-Orient, perdent patience.

Deux avions gouvernementaux français ont rapatrié 400 à 500 personnes jugées « vulnérables », mais depuis, plus rien. L’annonce répétée, jeudi, d’une reprise « très limitée » de quelques vols, selon Emirates, la compagnie aérienne basée à Dubaï, décuple, chez certains, le sentiment d’être laissé à l’abandon, faute d’avoir obtenu un billet, précieux sésame sans lequel il est même déconseillé de se rendre à l’aéroport de Dubaï, le deuxième au monde en termes de trafic aérien et l’une des plus importantes plates-formes de correspondances aéroportuaires.

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