Notre sélection de livres cette semaine : « Toronto », « Femme pour moitié », « Au pays du dieu animal »…

Cette semaine, « Le Monde des livres » vous invite à lire (ou à relire, pour ce premier ouvrage) les classiques « romans de mystère » signés Boileau-Narcejac ; les hypnotiques témoignages de la folle relation entre Amber Heard et Johnny Depp, déposés sur Internet et ressaisis dans le roman d’Elisabeth Benoit ; le roman féministe et quasi anthropologique de l’écrivain tamoul Perumal Murugan ; les Mémoires d’une fervente républicaine, l’académicienne Danièle Sallenave ; et enfin le roman de Carol Bensimon, évocation des débuts, parfois violents, de la démocratie au Brésil.

ANTHOLOGIE. « Suspense. Du roman à l’écran », de Boileau-Narcejac

Il n’est peut-être pas inutile de le rappeler : Boileau-Narcejac n’est pas le nom d’un seul auteur, mais une signature double. Celle de deux artisans du « roman de mystère » : Pierre Boileau (1906-1989) et Thomas Narcejac (1908-1998), dont les histoires terrifiantes font désormais partie d’un imaginaire collectif, grâce aux grands cinéastes qui les ont adaptées. Elles sont, aujourd’hui, rassemblées dans un épais volume de la collection « Quarto », qui comprend sept récits, comme Celle qui n’était plus (1952), adapté par Henri-Georges Clouzot dans Les Diaboliques (1955), ou D’entre les morts (1954), transposé par Alfred Hitchcock dans Vertigo (Sueurs froides) (1957), « plus grand film de tous les temps », selon la revue britannique Sight and Sound.

Se souviendrait-on encore de Boileau-Narcejac si ces cinéastes n’avaient pas laissé leurs belles empreintes sur les romans des deux auteurs ? Pragmatiques, Boileau et Narcejac avaient su tirer parti du cinéma pour lancer leur carrière d’écrivains. Ce fut, en 1955, grâce à l’adaptation cinématographique de leur premier roman, Celle qui n’était plus, par Clouzot, que le duo acquit sa notoriété internationale. Bien que Les Diaboliques s’éloigne radicalement du roman (le cinéaste n’avait gardé que l’idée centrale : faire croire à un assassin que sa victime est revenue d’entre les morts), Boileau et Narcejac lui furent reconnaissants de les avoir « trahis avec autant de talent ».

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