Dans la gauche radicale, et à l’extrême droite, l’offensive militaire de Donald Trump au Venezuela, samedi 3 janvier, a suscité des réactions antagoniques, témoignant des relations contrariées que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen entretiennent, le premier avec ce régime d’Amérique latine, qu’il a autrefois porté aux nues, la seconde avec le président américain.
Sur la place de la République, à Paris, des centaines de personnes s’étaient réunies samedi 3 janvier en début de soirée, dans un froid glacial pour exprimer leur opposition à l’assaut américain, un rassemblement à l’initiative notamment de La France insoumise (LFI), du Parti communiste français (PCF) et de la petite formation trotskiste Révolution permanente.
« Il n’y a pas de bonne invasion, il n’y en a que des mauvaises. Aucun prétexte n’autorise une nation à envahir son voisin et encore moins s’il prétend le faire pour y régler les problèmes qui s’y trouvent », a proclamé Jean-Luc Mélenchon, entouré d’un aréopage de députés franciliens, parmi lesquels Sophia Chikirou, Mathilde Panot, ou encore Eric Coquerel. Qualifiant de « prétexte » la lutte contre le narcotrafic d’abord invoquée par Donald Trump pour justifier l’intervention vénézuélienne, le leader de LFI a dénoncé « la mainmise étendue des Etats-Unis » sur le pétrole, « la ressource qui fonde leur puissance ».