Alors qu’il se promenait dans la garrigue par une journée humide de l’automne 2005, près de Saint-Quentin-la-Poterie (Gard), à 7 kilomètres au nord-est de la cité épiscopale d’Uzès, au lieu-dit Massargues, Samuel Longepierre découvre par hasard des fragments de céramiques. Archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), il les rattache sans hésiter à l’époque médiévale, comme en atteste leur couleur grise. A l’évidence, ils ont été apportés là par ravinement, lors d’orages. Il soupçonne alors le site de recéler bien d’autres artefacts.

Quelques jours passent, le docteur en archéologie retourne sur le terrain. Cette fois, il s’enfonce dans les broussailles et remarque, au pied de petits chênes verts noyés sous des buis, des pierres émergeant de 40 à 50 centimètres du sol. Trop alignées pour ne pas y déceler une intervention humaine. D’autres pierres sont disposées de telle façon qu’elles forment des angles, « ce qui n’est pas logique pour des terrasses ». Il constate alors que « ça va très loin » : ces vestiges se répartissent sur 3,5 hectares. L’année suivante, il réalise pendant ses vacances un sondage modeste (sur 4 mètres carrés) mais instructif : il découvre des morceaux de céramiques et un toit de lauze effondré. A l’évidence, il se trouve face à un paysage anthropique.

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