Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Eurasie, à l’Institut français des relations internationales, y voit un « signal », mais se garde de parler d’un « vrai réchauffement diplomatique » entre Moscou et Paris. La grâce accordée, jeudi 8 janvier, par Vladimir Poutine, au chercheur français Laurent Vinatier, détenu pendant plus de dix-huit mois en Russie, après son arrestation en juin 2024, intervient alors que les relations entre les deux capitales sont glaciales, sans toutefois être rompues.

Près de quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a sobrement salué le retour en France, le 8 janvier, de ce spécialiste de l’espace postsoviétique. Sur X, le chef de l’Etat a dit partager le « soulagement de sa famille et de ses proches », tout en s’abstenant de remercier son homologue russe. A Paris, Laurent Vinatier a été accueilli dans un premier temps par le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au quai d’Orsay.

La retenue des autorités françaises est d’autant plus grande que les négociations engagées sous l’égide de l’administration Trump pour tenter de mettre un terme au conflit en Ukraine piétinent, principalement en raison de l’intransigeance du chef du Kremlin. A Paris comme à Berlin ou à Londres, on estime que Vladimir Poutine cherche à pousser son avantage sur le terrain et ne se préoccupe guère des concessions requises pour un accord de paix. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Russie a d’ailleurs mené des bombardements d’ampleur sur l’Ukraine, où les autorités ont fait état d’au moins quatre morts à Kiev et d’une frappe de missile à vitesse hypersonique dans l’Ouest.

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