L’association Ultime Liberté comptait transformer en tribune pour « la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie volontaire », le procès intenté à une dizaine de ses membres devant le tribunal correctionnel de Paris, qui s’est tenu pendant trois semaines à l’automne 2025. Le jugement, rendu vendredi 9 janvier, éclaire bien davantage ses failles et ses dérives.

Les douze prévenus, âgés de 75 à 89 ans, poursuivis pour avoir aidé des dizaines de personnes à se procurer illégalement du pentobarbital, un barbiturique interdit à la vente et réputé être un moyen efficace et indolore d’euthanasie volontaire, ont tous été condamnés. Une amende et des peines de trois à dix mois d’emprisonnement avec sursis ont été prononcées.

L’affaire est née en 2019 d’un signalement américain concernant un possible trafic de pentobarbital, via le Mexique. Les perquisitions, menées sur l’ensemble du territoire national, avaient permis d’établir que parmi les acheteurs, principalement âgés – 80 % d’entre eux avaient plus de 70 ans – figuraient bon nombre de membres d’Ultime Liberté, revendiquant l’acquisition du barbiturique pour eux-mêmes, afin de choisir leur fin de vie. Au moment des perquisitions, 36 personnes identifiées comme ayant eu recours à cette filière illégale d’importation étaient d’ailleurs déjà décédées.

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