En détention depuis bientôt cinq mois dans une prison de l’Etat de New York, Guan Heng pourrait enfin être fixé sur son avenir lors d’une audience prévue le 12 janvier. Il saura si sa contribution déterminante, il y a cinq ans, à révéler l’ampleur de la répression contre les Ouïgours dans l’ouest de la Chine, puis son périple risqué jusqu’aux Etats-Unis et les lourdes intimidations subies depuis par sa famille dans son pays d’origine justifient qu’il échappe aux expulsions massives de l’administration de Donald Trump et obtienne l’asile.
Guan Heng, 38 ans, partageait, près de la ville d’Albany, un logement avec un couple de Chinois dénoncés dans un démêlé financier et arrêtés le 21 août 2025 lors d’une descente des agents du service chargé de l’immigration et des frontières, l’ICE, qui procède aux expulsions massives sous Donald Trump. Il a eu beau présenter ses papiers de demande d’asile en cours et son permis de travail, les agents ont relevé son entrée illégale sur le territoire américain et l’ont placé en détention préalable à expulsion.
Quatre ans plus tôt en effet, M. Guan était entré illégalement aux Etats-Unis. Ayant filmé de l’extérieur un nombre important de camps d’endoctrinement politique ouverts par le gouvernement chinois dans la région du Xinjiang, il avait pris le chemin de l’exil avant de diffuser la vidéo sur Internet.