Le nom est le même, mais la méthode a changé. Fin 2019, le Printemps marseillais, une large union de gauche, citoyenne et écologiste, avait lancé sa campagne victorieuse par un happening collectif, où poser la question du nom de la tête de liste était jugé déplacé.
Six ans plus tard, c’est en solitaire que Benoît Payan, le maire divers gauche de Marseille, annonce, samedi 10 janvier, par une lettre à ses concitoyens et une conférence de presse dans son local électoral sur la Canebière, sa candidature à l’élection municipale des 15 et 22 mars. Les militants et élus du Printemps marseillais, eux, ont été mobilisés pour participer, très tôt, à un collage géant d’affiches et un tractage dans toute la ville. A 47 ans, l’ancien socialiste se pose désormais en chef de file incontesté d’une coalition qui entend conserver Marseille.
« Ensemble, nous avons commencé à remettre la ville sur les bons rails », écrit le maire sortant, qui met en avant son bilan en matière de désendettement, de transition écologique, d’éducation, de social, mais aussi de sécurité, avec le doublement des effectifs de la police municipale. « Plus de 5 000 logements indignes ont été réhabilités, 525 places d’hébergement d’urgence créées (…), les finances sont assainies », détaille-t-il, tout en reconnaissant « avec lucidité et humilité » qu’il reste « encore de grandes choses à accomplir ».