Le revirement a de quoi surprendre. Mercredi 7 janvier en fin d’après midi, le président américain, Donald Trump, a annoncé s’être entretenu au téléphone avec son homologue colombien, Gustavo Petro (gauche), qu’il a invité à la Maison Blanche. Les deux hommes s’invectivaient depuis des mois. L’administration américaine était allée jusqu’à révoquer le visa d’entrée aux Etats-Unis du dirigeant colombien en septembre 2025 après sa participation à une manifestation pour Gaza à New York.

Au lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, samedi 3 janvier, Donald Trump s’était même montré menaçant : « La Colombie est gouvernée par un malade qui fait de la cocaïne et la vend aux Etats-Unis. Il ne va pas le faire très longtemps. » Interrogé sur la possibilité d’une intervention américaine en Colombie, le président américain ajoutait : « L’idée me plaît bien. » Ce n’était pas la première fois que le président américain évoquait l’éventualité d’une frappe terrestre en Colombie. « Avec la conversation téléphonique entre Trump et Petro, le risque d’une intervention militaire diminue significativement, juge Sergio Guzman, analyste en risque politique. Mais il ne faut pas oublier que Trump et Maduro se sont parlé au téléphone il y a tout juste deux mois. »

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