Mi-décembre, Jean-Charles de Castelbajac est venu en personne présenter la rétrospective que lui consacre le musée Les Abattoirs, à Toulouse. Au détour des huit salles thématiques qui rythment le parcours de l’exposition, l’artiste a égrainé les souvenirs, éclairé ses intentions et ses engagements, tout en montrant comment son travail avait dialogué avec les grands mouvements culturels de son temps.

« Il y a toujours une dimension psychanalytique dans le fait de regarder son passé dans sa globalité. Cela arrive à un moment de ma vie où je peux mettre en perspective près de soixante ans de création », explique le créateur, qui a eu 76 ans en novembre.

Il faut dire qu’il s’en est passé des choses depuis la réalisation, en 1968, de sa première pièce de mode, un manteau conçu à partir de sa couverture de pensionnat. Dès ses débuts, Jean-Charles de Castelbajac fait du détournement un geste libérateur et développe un vocabulaire nourri de matériaux dits « pauvres » – serpillière, rideau de douche, gaze ou carton.

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