Le général a fui. Ses poursuivants le prétendent en exil à l’étranger. Ses soutiens assurent qu’il demeure à Aden, la grande cité portuaire du sud du Yémen, sur laquelle Aidroos Al-Zubaïdi régnait encore, mardi 6 janvier, avant que le gouvernement ne l’accuse de « trahison ». Mais déjà, la ville ne lui appartient plus. Plusieurs sources locales font état de pillages dans les quartiers généraux de son mouvement politique, le Conseil de transition du Sud (STC). Des dépôts d’armes auraient été vidés. Aden craint qu’une nouvelle guerre civile éclate en son sein.

Cette déchéance est rapide pour un homme qui était parvenu, en décembre 2025, à unifier dans sa main l’ensemble des provinces de l’ancien Yémen du Sud. Il avait juré de faire renaître cette république socialiste indépendante du temps de la guerre froide, entre 1967 et 1990. Poussé par les Emirats arabes unis, qui l’arment depuis une décennie, Aidroos Al-Zubaïdi, 58 ans, avait conquis en quelques jours, presque sans combattre, les vastes provinces désertiques et pétrolifères de l’Est, se rendant maître au passage de 700 kilomètres de frontière saoudienne.

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