Ils avaient beau ne rien ignorer des difficultés d’Arc France, les syndicats sont sortis sonnés du CSE extraordinaire qui s’est tenu mercredi 7 janvier à Arques (Pas-de-Calais). Alors qu’en décembre 2025 la direction de la célèbre verrerie se montrait encore rassurante, elle leur a annoncé qu’elle demandait la mise en redressement judiciaire de l’entreprise au tribunal de commerce de Lille, qui l’a acceptée dans l’après-midi.
C’est « le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s’adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé », assure le directeur général d’Arc France, Nicholas Hodler. Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril 2025 par la justice, « notre modèle doit encore se transformer en profondeur (…), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs ». Un coup de massue pour les salariés.
Créé en 1825 à Arques, le verrier a employé jusqu’à 12 000 personnes, plus que la population de la ville située près de Saint-Omer (Pas-de-Calais), qui en compte 9 500. S’il possède désormais des usines en Chine, aux Etats-Unis et dans les Emirats arabes unis, c’est ici qu’Arc France fait toujours vivre tout un territoire et emploie 3 500 salariés, malgré les coupes dans les effectifs qui se sont succédé.