Après le tribunal administratif de Lille en septembre 2025, la cour administrative d’appel de Douai a confirmé, mercredi 7 janvier, l’invalidation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) du distributeur nordiste concernant 2 389 suppressions d’emplois, annoncé fin 2024 et conclu en mars 2025.
Une décision « juridiquement incompréhensible et par conséquent fortement contestable », a déclaré Auchan, qui a « décidé de se pourvoir devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de cet arrêt ». En attendant, « cette décision n’annule ni les licenciements économiques prononcés, ni le principe même du PSE et la nouvelle organisation », précise le distributeur dans un communiqué. Pour ce dernier, « cette décision repose sur des questions strictement juridiques et procédurales. Elle porte sur une supposée insuffisance d’information sur un point de procédure. Il ne s’agit donc pas d’un jugement de fond sur la politique sociale d’Auchan Retail ».
C’est néanmoins un cas d’école, émaillé de multiples rebondissements depuis plus d’un an. Tout a commencé quand Auchan a annoncé un vaste plan social, le 5 novembre 2024. La CGT, mais aussi plusieurs entrepôts amenés à fermer, avaient alors, chacun de leur côté, contesté ce PSE devant les tribunaux. Le tribunal administratif de Lille leur avait donné raison en invalidant le PSE, le 23 septembre 2025, estimant que « l’accord collectif sur le PSE aurait dû être signé par les représentants syndicaux de chacune des composantes du groupe ». Notamment Auchan Retail France et Auchan Retail International, entités qui gèrent les supermarchés et les hypermarchés.