Les maquettes sont élégantes, la démonstration se veut efficace. D’un geste, l’architecte Renzo Piano, lauréat en 1998 du prix Pritzker (considéré comme le « prix Nobel de l’architecture »), 88 ans, attrape un quadrilatère de bois clair, le décoiffe de sa partie supérieure – « On n’enlève que cela, le reste, on n’y touche pas », dit-il. Soudain, le centre commercial de l’emblématique quartier Montparnasse, à Paris, hérité de l’urbanisme de dalle des années 1970, refermé sur lui-même, devient traversant, les rez-de-chaussée ouverts, transparents.
« On ajoute cette structure blanche », poursuit-il, devant les journalistes conviés, mercredi 7 janvier, à découvrir son projet à l’Hôtel de ville : « Une place au milieu, on plante 151 arbres au total, ça n’est pas génial, mais c’est quand même pas mal. Sur les toits, je veux voir des centaines de jeunes qui font du sport ; là, dans ce bâtiment public [cubique, au pied de la grande tour Montparnasse], des jeunes qui font de la musique. » Il y aura une résidence étudiante, de nouveaux espaces publics. Davantage de bureaux aussi (11 000 mètres carrés de plus), moins de commerces, mais sur cela il ne s’attarde pas.