Pas de conclusion tranchée mais une petite musique qui suggère la prudence. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) s’est récemment penché sur une question controversée qui occupe une place grandissante dans le débat public à mesure que la date de l’élection présidentielle approche : est-ce que notre système de pensions « doit s’orienter vers davantage de capitalisation » ? Le pour et le contre ont été soupesés au cours d’une réunion plénière de l’institution, le 18 décembre 2025, en sollicitant le concours de plusieurs experts renommés. Une séance de cogitation collective, qui, aux dires de plusieurs participants, a su éviter l’embûche du plaidoyer sans recul ou du procès à sens unique.
En France, les retraites reposent, pour l’essentiel, sur un principe de répartition : les cotisations des actifs servent à payer directement les pensions de ceux qui les touchent aujourd’hui. La capitalisation, elle, obéit à une logique différente : les cotisations versées par l’individu qui travaille sont placées en Bourse par des sociétés d’assurance ou des organismes spécialisés (des fonds de pension) dans l’optique de constituer un pécule appelé à croître au fil du temps avant d’être redistribué au cotisant quand il part à la retraite.