Il sera bientôt possible de payer pour devenir citoyen botswanais. C’est en tout cas ce que prévoit le président Duma Boko, qui entend faire passer une loi, en ce début d’année, afin d’instaurer un « Impact Citizenship Program », c’est-à-dire un système d’obtention de la citoyenneté par investissement. Alors que Gaborone tente de diversifier ses sources de revenus face à la chute du marché du diamant et cherche des moyens innovants d’attirer des capitaux, « ce programme va nous permettre de continuer à assurer l’avenir financier du Botswana sur le long terme », espère le dirigeant élu en octobre 2024.
Le projet initial prévoit de demander un montant entre 75 000 et 90 000 dollars (de 64 000 à 77 000 euros) aux intéressés. « Quelque 1 000 à 1 200 candidats ont déjà fait part de leur intérêt pour ce programme », s’enthousiasme dès à présent Armand Arton. Sa société, Arton Capital, basée au Canada et spécialisée dans ce domaine, collabore avec le gouvernement botswanais pour la mise en place du programme.
« Beaucoup viennent de la région, poursuit M. Arton, et trouvent que le Botswana représente un pays d’occasions opportunes, stable, qui suit la loi, et qui permet à ces familles d’obtenir un refuge dans une région un peu plus instable. » Selon cet entrepreneur, l’objectif prévu par le gouvernement est fixé à « 5 000 familles sur cinq ans ».