Très en vogue dans le monde de la finance, et plus spécifiquement dans le secteur de l’épargne longue, le principe de la « value for money », qui vise un meilleur rapport entre le bénéfice et le coût des produits proposés, ne s’applique pas encore pleinement aux plans d’épargne-retraite (PER). Pourtant, force est de constater que, soumises à la pression conjuguée de la réglementation européenne et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), les compagnies ont eu tendance à nettoyer leurs gammes d’unités de compte (UC).

Elles ont commencé à éliminer les fonds susceptibles d’annihiler toute espérance de rendement du fait de leur cherté. « Les travaux de révision des gammes d’UC ont conduit, sur la période 2020-2025, à une baisse moyenne de 6 à 14 points des frais courants prélevés au sein des UC et de 6 à 9 points des rétrocessions », relève ainsi Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du site d’informations spécialisées Good Value for Money.

« Il n’est jamais inutile de rappeler qu’une épargne-retraite performante commence par des frais maîtrisés », confirme Stanislas de Vasselot, directeur général de Linxea, un courtier en ligne qui, comme la plupart de ses concurrents opérant uniquement sur Internet, tire les coûts des PER vers le bas en proposant des plans exempts de frais sur versements et d’arbitrage, et assortis de frais de gestion annuels inférieurs à 1 %. « L’impact négatif des coûts récurrents se fait, en termes de capitalisation finale, particulièrement sentir dans le cas du PER dont le dénouement peut être fort lointain », abonde Patrick Thiberge, président de Meilleurtaux Placement.

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