L’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay), approuvé à la majorité qualifiée par les 27 Etats membres, vendredi 9 janvier, aura, dans l’ensemble, une incidence limitée sur l’économie du Vieux Continent. Même en prenant les calculs officiels de la Commission européenne, forcément optimistes, sa mise en place devrait en effet augmenter le produit intérieur brut de l’UE de… 0,05 % d’ici à 2040, et celui du Mercosur, de 0,25 %.
Dans le détail, certains secteurs seront, en revanche, considérablement impactés. Si l’essentiel des discussions politiques en France s’est concentré sur l’agriculture, trois domaines industriels devraient en tirer des bénéfices substantiels : l’automobile, les machines-outils et la chimie. L’Allemagne, championne de ces secteurs, est l’un des pays les mieux placés pour en bénéficier.
A elles trois, ces activités devraient engranger près des deux tiers de la hausse espérée des exportations européennes vers le Mercosur d’ici à 2040, selon la Commission. L’automobile, en particulier, sera la grande gagnante, avec un triplement de ses exportations vers cette zone. « C’est très positif », confirme Jonathan O’Riordan, de l’Association des constructeurs européens d’automobiles, le lobby européen de cette industrie.